La certification pour l’hébergement des données de santé

Avec l’avancée technologique, de plus en plus de professionnels de santé proposent des suivis médicaux en ligne. Ce changement penchant vers la digitalisation a généré des données santé qui sont aussi bien sensibles que celles des entreprises spécialisées. Exposées aux risques de piratage, ces données médicales ont besoin d’être protégées. En effet, l’accès à ce type de données est encadré par la CNIL et la RGPD afin de protéger les droits des utilisateurs. Pour assurer la sécurité des patients, la certification pour l’hébergement des données de santé a été mise en place.

Pourquoi les données de santé sont-elles considérées comme des informations à risque ?

Avec la popularité de la télémédecine, les malades peuvent obtenir des réponses médicales rapides. Bien que cette pratique se révèle efficace, elle expose les patients à certains risques. Très délicates, les données santé peuvent contenir des informations liées à la maladie, des ordonnances de pharmacies et d’autres informations confidentielles. Une fois tombées dans de mauvaises mains, ces données peuvent servir à des fins d’espionnage. Sachez que ce type d’information coûte cinq fois plus cher sur le dark web. Une étude a révélé que le cas de piratage des hébergements de santé a connu une augmentation de 40 % depuis quelque temps. La France fait partie des régions les plus touchées par ce problème. Près de 81 % des établissements de santé ont été attaqués depuis novembre 2020. Ces données montrent à quel point les informations médicales sont plus exposées aux hackers.

Quels sont les objectifs de la certification HDS ?

La certification hébergement données santé est devenue une obligation. Tous les établissements privés ou publics qui sont chargés de gérer ou d’héberger les données médicales doivent posséder cette certification. Il en est de même pour les entreprises qui effectuent leur conservation pour le compte d’une organisation de santé. L’objectif de cette certification HDS est d’augmenter la sécurisation des données de santé. Sa mise en place permet de garantir la protection et le respect de la vie privée des malades ainsi que leur secret médical. Assurant la qualité des prestations et des services des hébergeurs de données de santé, la certification peut renforcer la confiance dans les structures de santé.

À qui s’adressent les certificats HDS ?

Il existe deux types de certificats hébergement données santé, notamment l’hébergeur d’infrastructure physique et l’hébergeur infogéreur. Ce dernier est destiné aux organismes qui ont pour but d’exploiter les informations médicales sur le cloud. Ce type de certificat concerne aussi les structures qui effectuent la sauvegarde de toutes les données de santé. Il permet d’optimiser la sécurisation et le traitement des données. Quant au premier type de certificat, il s’adresse aux organismes qui sont chargés d’exploiter les informations médicales sauvegardées dans les hébergements de santé physique. Le professionnel ou l’hébergeur est tenu d’assurer le maintien des infrastructures qui abritent les applications.

Pour obtenir le certificat, l’hébergeur doit instaurer un système de management. Il est aussi amené à répondre aux exigences de la CNIL et RGPD. Quel que soit le type de certificat, il faut préciser qu’il reste obligatoire. Si l’hébergeur est inscrit dans les deux activités, il doit avoir les deux certificats pour mener légalement ses missions